Pour les geeks.

Sur explicite.com, vous me demandez régulièrement quel matériel j’utilise pour mes films et mes photos. On est dimanche et j’ai la plume paresseuse, ce petit post technique va me reposer les neurones. Qu’est-qu’un petit pornographe indépendant comme votre serviteur utilise pour faire ses zimages ?

Pendant des années, j’ai tourné mes « gros » films avec ce qu’il y avait de mieux à l’époque : des caméras d’épaule tri-CCD avec des cassettes Betacam qui coûtaient une fortune, même en location, mais qui ne savaient faire que du pauvre PAL (720/570 pixels…). On trouvait ça correct à l’époque — de toute façon, il n’y avait rien d’autre — mais si vous regardez les films aujourd’hui… misère, quelle pauvre image !

Lorsque la HD est apparue, j’ai sauté dessus . Enfin une image un peu nette, avec un peu de piqué.

Mon premier tournage en HD : "Ludivine"
Mon premier tournage en HD : « Ludivine »

Hmmm, j’avais du bide, à l’époque… Remarquez que cette caméra avait une vraie ergonomie de caméra pro. Mais ça, c’était avant, les fabricants ont oublié de penser aux pros, ensuite. Aujourd’hui, je bosse avec deux types de caméras. Pour le gonzo et le travail internet, j’ai, depuis quatre ans, deux Panasonic HD AG-HPX171 qui enregistrent en DVCPRO sur des cartes P2.

Les deux Panasonic de la boîte au travail.
Les deux Panasonic de la boîte au travail.

Du matos abordable (4.500 € avec une optique très correcte) et extrêmement fiable. Pas une panne en quatre ans. En plus, j’adore le codec DVCPROHD. Vous pouvez le triturer dans tous les sens à l’étalonnage, il ne bronche pas.

Il y a peu de temps, sont apparues les premières caméras dotées d’un capteur grand format super 35 — de la même taille que la pellicule 35 mm. Ces caméras et leurs objectifs sont encore trop chers pour que je puisse les utiliser quotidiennement. De plus, elles ont aujourd’hui une ergonomie lamentable et sont à peu près inutilisables si on a pas un assistant opérateur. Mais elles offrent une qualité d’image magique et leur faible profondeur de champ rappelle — enfin — l’image photo ou l’image ciné. Sur « Mangez-moi » j’ai travaillé avec la Sony F3 et des optiques Zeiss.

La Sony F3. Merveilleuse caméra... mais usine à gaz en tournage.
La Sony F3. Merveilleuse caméra… mais usine à gaz en tournage.
De la ficelle partout. Au secours.
De la ficelle partout. Au secours.

Excellente caméra, capteur formidable. Un bijou technologique. Mais, une fois équipée, elle se transforme en usine à gaz, avec des câbles et du gaffeur partout.

Sur « Gonzo mode d’emploi », j’ai testé (sans assistant) la Sony NEX-FS700 qui a la particularité de proposer des ralentis exceptionnels, jusqu’à 400 images seconde. J’ai usé et abusé de ces ralentis dans le film. Voici la caméra à l’oeuvre avec la belle Jasmine Arabia (A partir de 03:02, vous verrez les images qu’elle est capable de faire) : https://www.explicite-art.com/latest_video.php?id=1341

 

La Sony Nex 700
La Sony Nex 700

J’ai réutilisé cette caméra dans le clip d’Aufgang que j’ai tourné au printemps.

https://vimeo.com/81881711

Chez Loca-Images, ils l’équipent maintenant d’un châssis d’aluminium qui facilite grandement la prise en main. Mais attention, les optiques coûtent aussi cher que la caméra elle-même, sinon plus.

Enfin, en septembre, j’ai tourné « Des filles libres » avec la caméra Canon C300.

La Canon C3 avec des optiques Canon série cinéma.
La Canon C3 avec des optiques Canon série cinéma.

Mouais. Capteur et optiques super. Mais ergonomie zéro. Pire que les Sony. Pour les portés, j’étais obligé de la tenir à deux mains, devant moi. L’horreur. Et, sans assistant, j’ai énormément souffert pour faire le point.  Du coup, il y a des flous et des points mous partout dans le film. Grrr. Je sais que certains adorent cette gamme de caméras. Pour ma part, je ne renouvellerai pas l’expérience.

A quand une caméra d’épaule monobloc avec capteur super 35, zoom électrique de qualité, viseur noir et blanc précis et autofocus débrayable ? Ce serait le paradis.

Ensuite, c’est du basique. Je monte avec Final Cut Pro, j’étalonne avec Color, je mixe avec Soundtrack, j’encode avec Compressor. Tout ça sur un Mac Pro gonflé à bloc.

Final Cut.
Final Cut.

Et pour la photo, c’est encore plus simple. Un Nikon D3x, deux optiques, trois flashes de studio Multiblitz… et Photoshop, bien sûr.

Encore merci à Loca-Images pour leur aide et leur soutien constant.

Bon dimanche à tou(te)s

Plus de photos et de vidéos ? www.explicite-art.com

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3 commentaires Ajoutez le votre

  1. Seb Lemmy dit :

    Hé Hé , la lecture de cet article m’a rappelé une anecdote d’il y a bien longtemps à l’époque du blog Inkorrekt.
    Alors.. je n’avais pas encore rejoins professionnellement la grande famille du X ( sic ou lol ! ) mais travaillais depuis un moment dans l’image. J’en étais venu à vous poser une question, un avis, sur Avid ( votre outil de montage à l’époque ) par rapport à finalcut sur lequel je bossais déjà.
    Et je m’étais fait pourrir parce que j’abordais un sujet d’ordre technique.
    Voilà. On s’en fout, mais cette lecture m’a fait penser à ça.

    Seb

    1. johnbroot dit :

      Hehe. J’ai oublié. Pardon. Ce qui est drôle, c’est que ce post technique a battu le record des visites sur ce blog. Donc vive les geeks 😛

    2. LucianoBDC dit :

      Et surtout : vive la grande famille du X de chez nous (sic ou lol ou mdr ou ptdr), camarade Lemmy !

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